Windows 10 et Windows 10 Mobile (ex-Windows 9) : les nouveautés

Microsoft propose d’évaluer Windows 10 en bêta. La version finale est annoncée pour le 29 juillet. L’OS sera gratuit pour les détenteurs de Windows 7 et 8/8.1, en dehors de la version Enterprise.

Dernière minute (22/06/2015) :  Microsoft a communiqué des détails sur la manière dont les bêta-testeurs de Windows 10 vont pouvoir passer à la version finale de l’OS – dont le lancement est annoncé pour le 29 juillet. Une nouvelle bêta de Windows 10 Mobile vient aussi d’être livrée. Aux côtés de quelques modifications d’ergonomie, elle contribue à améliorer l’intégration de l’assistant vocal Cortana – qui est maintenant en mesure de réaliser des recherches dans les e-mails.

Le lancement de la version définitive de Windows 10 (version desktop et tablettes) est annoncé pour le 29 juillet. La déclinaison Enterprise sera disponible un peu plus tard, sans doute entre début août et début octobre (dixit la spécialiste Mary Jo Foley). Quant à Windows 10 Mobile (version pour smartphones et phablettes), il pourrait être livré fin septembre (dixit Neowin).

Windows 10 et Windows 10 Mobile sont déjà disponibles en bêta. Ces préversions permettent de participer à un programme de développement collaboratif, l’Insider Program. Il offre un canal pour communiquer à Microsoft des feedbacks lui permettant d’affiner Windows 10.

1- Le retour du Menu Démarrer, et un vrai bureau pour les PC

Windows 10 réintègre un « vrai » menu/bouton démarrer dans l’interface desktop, proche de celui de Windows 7. Ce menu permet de lancer aussi des apps tactiles, sur tablette ou terminal hybride. Des applications qui apparaissent au sein de fenêtres flottantes sur le bureau. L’interface graphique Modern UI, dédiée aux tablettes, va elle disparaître sur les terminaux non-tactiles, équipés de souris et clavier.

2- Le mode Continuum 

Windows 10 comprend une fonction dite « Continuum » dessinée pour basculer dynamiquement du mode desktop ou mode interface tactile (Modern UI) en fonction de la configuration utilisée : tablette ou ordinateur portable (netbook, ultrabook…). Cette possibilité a été conçue pour les terminaux hybrides, dont les utilisateurs sont amenés à passer d’un mode à l’autre sur la même machine.

3- La possibilité de créer plusieurs bureaux virtuels

Windows 10 introduit une fonctionnalité de desktop virtuel. Présente depuis de nombreuses années dans certaines distributions Linux (comme Ubuntu), elle permettra à l’utilisateur de disposer de plusieurs bureaux en fonction de ses besoins professionnels ou personnels.

4- L’arrivée de l’assistant vocal Cortana

Le machine learning et l’intégration de l’assistant vocal Cortana (déjà présent dans le Windows Phone) sont en ligne de mire de Windows 10. Cortana permettra notamment de lancer, par la voix ou en mode plein texte, des recherches de documents ou d’applications sur son terminal, sur le Windows Store, voire sur Internet (via l’intégration, aux côtés d’IE d’un nouveau navigateur baptisé Microsoft Edge). Cortana et son moteur de recherche, reposant sur Bing, seront intégrés au menu Démarrer. Egalement issu de Windows Phone, un centre de notifications escamotable pour gérer alertes et messages fait aussi son apparition dans le coin inférieur droit du bureau.

5- Un noyau commun aux versions desktop, tablette et smartphone

Alors que la première préversion livrée concerne les postes de travail et terminaux hybrides  (x86), une version de Windows 10 va cibler les appareils de moins de 8 pouces : les smartphones et les petites tablettes. Microsoft a annoncé qu’elle ne disposerait pas d’interface desktop.

Pour autant, l’éditeur s’oriente vers un socle commun partagé par ses OS pour PC, tablettes et smartphones (OneCore autour du noyau NT 10), même si leurs interfaces graphiques resteront différentes. Une intégration qui s’accompagnera de l’unification des Windows Store, avec la clé une Universal Store et des Universal Apps portables sur toutes les déclinaison de l’OS.

6- La capacité d’intégrer des apps iOS et Android

Les Universal Apps de Windows 10 pourront naturellement reposer sur la technologie de Microsoft (Win32 et .Net). Mais elles pourront aussi être basées sur des développements initialement réalisés pour Android et iOS (iPhone et iPad). Objectif de Microsoft : décupler le nombre d’applications disponibles via le Windows Store (lire notre article : Les apps iOS et Android arrivent sur Windows 10).

7- Une version pour petites tablettes et smartphones

Windows 10 proposera une version pour petites tablettes et smartphones (plus globalement pour les terminaux de 8 pouces et moins). Il s’agit de Windows 10 Mobile qui viendra, aussi, remplacer le Windows Phone. L’éditeur a indiqué que cette version disposera gratuitement d’une déclinaison tactile d’Office.

8- Windows 10 gratuit pour les utilisateurs de Windows 8.1 et Windows 7

Microsoft a précisé que Windows 10 serait gratuit pour les utilisateurs de Windows 8.1 et Windows 7. Mais attention, cette offre ne sera valable que dans l’année suivant le lancement de l’OS. De plus, elle ne concerne pas les versions Enterprise de Windows 7 et 8/8.8. Microsoft a aussi précisé que Windows 10 Mobile pourrait être installé sur tous les terminaux tournant sous Windows Phone 8.1.

Un dispositif permettant aux utilisateurs de Windows 7 et Windows 8/8/1 de réserver Windows 10 a aussi été mis en place par Microsoft. Accessible depuis la barre de tâche (via une icône représentant le logo de Windows 10), il permettra de migrer vers le nouvel OS dès sa sortie.

9- Le coût d’une licence Windows 10 ?

Windows 10 sera tarifé 119 dollars dans sa version Familiale, et 199 dollars dans sa version Pro pour les personnes souhaitant en acquérir la licence et ne disposant ni de Windows 7 ni de Windows 8/8.1. Microsoft planche par ailleurs sur une version allégée et à très bas coûts de Windows 10 (Windows 10 with Bing) qui a pour but d’équiper les terminaux les plus low cost – du type du mini PC portable Compute Stick d’Intel (qui se présente sous la forme d’une grosse clé USB).

10- De nouvelles fonctions de sécurité

Microsoft a détaillé les fonctions de sécurité qui seront introduites d’ici la version finale de Windows 10. Au programme : l’authentification multi-facteur, la protection des données professionnelles, ainsi que l’authentification biométrique – ce qui va permettre aux utilisateurs de l’OS de s’authentifier par reconnaissance d’iris ou d’empreintes digitales, et pas seulement par mot de passe. Un dispositif de reconnaissance faciale, baptisé Windows Hello, fait aussi son apparition.

La nouvelle version de l’OS a été baptisée Windows 10, et non Windows 9 comme les rumeurs avaient pu le faire croire.  Avec elle, Microsoft introduit un mode de mise à jour au fil de l’eau, à distance, via Windows Server Update Services (WSUS). Il permettra de bénéficier de nouvelles fonctionnalités poussées régulièrement via Internet par l’éditeur. Windows entrera ainsi dans un mode d’évolution continue, qui entrainera l’arrêt de la sortie de versions majeures (Windows 8, Windows 9, Windows 10…).

Source JDN

Comment prévenir les risques liés aux métiers de l’informatique

Régulièrement les dépassements de budget voire les échecs complets de grands projets informatiques font la une de la presse. Les métiers de l’informatique présentent des risques spécifiques qu’il est possible de minimiser par quelques règles simples.

Dans 70% des cas de sinistres qui surviennent chez les professionnels de l’informatique, les litiges proviennent des contrats relatifs aux prestations. Ce constat, réalisé par Hiscox, un assureur qui a aujourd’hui 25 ans d’expérience sur le marché des nouvelles technologies, devrait inciter ces professionnels à se montrer très vigilants lors de la rédaction de leurs contrats.

Une première règle à appliquer, c’est de ne pas survendre une prestation au client. La tentation est grande pour les commerciaux de vanter des capacités techniques de leur logiciel, même si une partie de celles-ci sont encore en développement. De même qu’on peut être tenté de raccourcir les délais de mise en place ou de réduire le nombre de jours de développement demandé par les ingénieurs pour décrocher le contrat. Mais c’est le moyen le plus sûr de créer un litige.

La meilleure arme anti-litige : le contrat

Outre cet arbitrage entre impératifs commerciaux et réalité technique, il faut particulièrement soigner la rédaction du contrat. Une mauvaise rédaction, l’emploi de termes ambigus et la mise en annexes de documents inadaptés fait peser un risque sur le projet. Il est absolument nécessaire de passer du temps avec le client en amont de la rédaction du contrat pour bien cerner ses attentes. Le contrat doit être écrit dans un langage simple et doit clairement définir les obligations de chaque partie, notamment la participation aux réunions, les délais de validation des éléments remis tout au long du projet. Les échéances de livraison, mais aussi des paiements doivent être mentionnées noir sur blanc sur le contrat.

L’exposition aux dommages directs et indirects doit être explicitée et il faut définir dans le contrat la procédure d’escalade en cas de désaccord. Les mesures qui doivent être prises si le projet dérape doivent être rédigées en toutes lettres dans le contrat. Toute la procédure d’escalade doit être clairement détaillée afin que chacune des deux parties connaisse à l’avance les mesures qu’elle doit prendre de son côté pour résoudre le problème qui se présente.

Attention aux demandes du client qui évoluent dans le temps

Et si le client demande des modifications au projet initial, comme c’est de plus en plus le cas, il ne faut pas hésiter à rédiger et faire signer des avenants au contrat pour formaliser chacune de ses demandes.

Enfin, il faut inclure une clause dans le contrat qui permettra de faire jouer un droit de résiliation si le projet s’avère intenable. La clause doit indiquer clairement le déroulement du processus de sortie du contrat, quels éléments devront être laissés ou pas au client, et quelles seront les conséquences financières de la résiliation.

Dès lors que le contrat intègre ces éléments, il faut s’assurer que toutes les personnes impliquées dans le projet se tiennent aux procédures qui y sont définies et veiller à ce que les paiements arrivent en temps et en heure.

Si le projet dérive, il ne faut pas hésiter à faire appel à son assureur-conseil

En cas de glissement dans les dates de réunion, dans la validation des documents, et de retard pris dans les livraisons, il faut se tenir à la procédure d’escalade telle qu’elle a été définie dans le contrat. Et si, en dépit de toutes ces précautions, le projet dérive, il ne faut pas hésiter à faire appel à son assureur-conseil. Un assureur peut assurer une gestion proactive du sinistre. Avec l’aide de ses experts et de ses juristes, il va entrer en contact avec le client afin de tenter de négocier un règlement à l’amiable du litige, c’est-à-dire essayer de trouver la solution la moins défavorable pour chacune des deux parties.

Source JDN